Informatique et politique

Avant-propos : sur Twitter, Laurent Séguin a publié une série de réflexions sur les ressemblances inattendues entre l'informatique et la politique. Souhaitant pouvoir retrouver facilement ces remarques, j'ai demandé à Laurent s'il comptait les rassembler sur un blog ou un site. Voici ce qu'il m'a répondu :

« Met sur un des tiens, mes tweets sont sous CC-BY-ND »

Si vous trouvez ces réflexions pertinentes, vous êtes donc libre de les publier sur votre blog ou site selon les conditions précisées (CC-BY-ND).

  • Trop souvent les projets informatiques sont comme la politique: ne pas toucher de peur de dérégler un truc coûteux qui fonctionne à peu près
  • Trop souvent en informatique comme en politique, ce n'est pas celui qui choisi ni celui qui paye qui décide de comment ça marche en vrai
  • Trop souvent en informatique comme en politique, on ne sait jamais pourquoi ça fonctionne mais on trouve toujours un coupable quand ça merde
  • Trop souvent en informatique comme en politique, ce n'est jamais celui qui comprend le mieux un problème qui décide de comment il sera géré
  • En informatique comme en politique, les moins bonnes solutions sont celles qui ont un marketing et une communication supérieure aux autres.
  • En informatique comme en politique, les vrais experts apportant de vrais solutions, sont inconnus.
  • En informatique comme en politique, le plus compliqué et la condition indispensable à la réussite, c'est la conduite du changement.
  • Que ce soit en informatique ou en politique, les visions à court terme sont dangereuses à tout point de vue.
  • En informatique comme en politique, tout est toujours trop compliqué. On s'arrête aux problèmes plutôt que de chercher des solutions.
  • En informatique comme pour la politique, la plupart des gens refusent de savoir comment ça marche mais passent leur temps à râler.
  • Trop souvent en informatique comme en politique, un seul pays décide pour la planète de comment ça doit fonctionner.
  • Que ce soit en informatique ou en politique, le focus et les mesures sont mises sur les conséquences et non pas la cause (des causes ?)
  • Que ce soit en informatique ou en politique, l'exercice des libertés et leur protection est absolument nécessaire pour être souverain.
  • En informatique comme en politique, former des esprits critiques plutôt que des exécutants permet de gagner en compétitivité.
  • Trop souvent en informatique comme en politique, l'innovation et les trucs trop modernes sont mal vus et écartés pour du plus traditionnel.

Vous souhaitez répondre à Laurent Séguin ?

Si vous voulez lui faire part de vos remarques, faites-le sur Twitter, il ne lira probablement pas les commentaires postés ici.

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