[Ailleurs] Ce n’est pas à l’Etat de s’occuper de nos souffrances

Ce n'est pas à l'Etat de s'occuper de nos souffrances

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« Est-on obligé de souffrir? Devrait-on s'excuser d'être heureux en période de crise? Ne peut-on pas, à l'inverse, se sentir torturé dans des années de croissance folle? Qui sont ces cuistres pour préjuger aussi impudemment de nos sentiments? Que les gouvernants se contentent de gouverner, ce qu'ils font si mal, et nous laissent nos états d'âme. Qu'ils se préoccupent d'améliorer l'économie, sans s'aventurer dans notre psychologie. Ce paternalisme compatissant, cette hypocrite empathie ne sauraient faire des politiques publiques. »

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[Ailleurs] Le pacte du Diable

Le pacte du Diable

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« Un pacte suppose d’abord deux parties distinctes et généralement antagonistes. On pourrait considérer l’Etat comme le simple garant des contrats, l’émanation et le défenseur des forces vives qui construisent au jour le jour le pays. Ici, il n’en est rien. Il y a d’un côté l’administration, de l’autre les acteurs économiques. Leur relation peut évoluer mais leurs intérêts sont irréconciliables. »

Dans l'interview qui suit, Gaspard Koenig revient sur le terme de "social-libéralisme" dont on qualifie François Hollande depuis ses vœux :

Mais au fait, c'est quoi le social-libéralisme ?

Extrait

« François Hollande est un vrai socialiste, pas un social-démocrate, comme il l'a dit lui-même à la conférence de presse de l'Elysée l'année dernière, c'est-à-dire qu'il croit au rôle de l'Etat pour organiser la société et à celui des politiques pour en définir le plan. La croissance des entreprises peut faire partie de ce plan ; il leur accorde donc, momentanément et sous condition, la liberté dont elles ont besoin pour se développer. Mais cette liberté n'est pas pour lui une fin en soi, juste un moyen au sein d'un arbitrage politique. »

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