[Ailleurs] Le pacte de dupes

Le pacte de dupes

« On imagine d’ici ce que pensent ces milliers d’entrepreneurs, officiellement engagés par une parole qu’ils n’ont pas donné dans une aventure qui n’entretient avec leur réalité quotidienne qu’un rapport lointain — dans le meilleur des cas. »

Flattr this!

L’indécence de Ségolène Royal

Dans le journal Sud-Ouest, Ségolène Royal conseille aux patrons « d'arrêter de se plaindre ». C'est l'une de ces petites phrases démagos, faciles que nos élus aiment balancer, mais qui, de sa part à elle, est particulièrement indécente.

La présidente du Poitou-Charentes a toujours joui de la générosité que l'État a pour ses serviteurs. Sa vie professionnelle ne l'a jamais engagée en rien. Elle perd une élection ? Bah ! Un autre siège l'attend !…

Elle n'est responsable de rien, l'argent qu'elle dépense n'est pas le sien, c'est de l'argent public, l'argent des contribuables. Elle n'a de compte à rendre à personne. La plus grosse sanction qu'elle risque est une défaite aux élections. Elle peut embaucher à volonté, par clientélisme, par caprice ou, éventuellement, par nécessité.

Un chef d'entreprise a bien souvent personnellement engagé ses fonds propres, voire ses biens, dans le capital de sa société. S'il a des actionnaires, il doit leur assurer un bénéfice. Lorsqu'il doit, hélas, licencier, ce n'est jamais de gaieté de cœur.

Le chef d'entreprise aimerait pouvoir embaucher à tour de bras chaque jour, mais la gestion d'une structure privée ne permet pas toutes les fantaisies. Il aimerait aussi pouvoir lancer des projets au gré de ses envies, sans se soucier de l'avenir, ni des résultats, il ne le peut tout simplement pas.

Aujourd'hui, un chef d'entreprise est condamné à réussir, sous peine de honte. Pour cela, il a besoin de visibilité afin de définir une stratégie. La situation mondiale est plus que complexe, il faut aux dirigeants, au minimum, une stabilité nationale. Les normes, taxes et contraintes diverses ne peuvent pas changer du jour au lendemain. C'est pourtant ce que lui impose le gouvernement Ayrault.

Notre beau pays, dans sa folie, a fait des chefs d'entreprise, des héros modernes payés d'ingratitude. Le minimum eut été qu'une privilégiée comme Ségolène Royal s'abstienne de ses critiques désobligeantes. À moins qu'il ne faille aussi lui rappeler qu'elle les trouvait plus intéressants lorsqu'elle voulait sauver Heuliez…

[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]

Parti(s) :

Flattr this!

Sapin stigmatise les entreprises

Le retour du dossier de la défiscalisation des heures supplémentaires a permis à Michel Sapin de nous redire à quel point il ignore tout de l'entreprise. Pour un ministre du Travail, c'est un peu embêtant.

Lire la suite

Parti(s) :

Flattr this!

Hollande ne connait toujours rien à l’entreprise

Une ignorance crasse comme la sienne est hallucinante, mais elle est surtout dramatique. Ses préjugés et ses dogmes nuisent lourdement à l'économie française. L'économie, ce n'est pas que des chiffres, c'est avant tout des hommes et des femmes dont le travail produit ces chiffres.

Lire la suite

Parti(s) :

Flattr this!

Auto-entrepreneur : on marche sur la tête !

Sylvia Pinel, qui ne connait de l'entreprenariat que ce qu'elle en a vu dans "Foot de rue" le dimanche matin sur France3, a décidé de réformer le statut de l'auto-entrepreneur. Elle a des excuses, elle est ministre de l'Artisanat et elle ne connait rien à ce sujet. Dès lors, pour agir, elle ne pouvait que répondre favorablement à une demande des artisans, même si celle-ci est tout à fait farfelue.

Lire la suite

Parti(s) :

Flattr this!

Hollande ne comprend pas le verbe entreprendre

Cet après-midi avaient lieu les Assises de l'entreprenariat. Conscient d'avoir été totalement contreproductif à l'automne dernier en attaquant les entrepreneurs, ce qui avait fait naître le mouvement des Pigeons, François Hollande fait volte-face et change radicalement de discours.

Lire la suite

Parti(s) :

Flattr this!

L’asservissement français – Le Lab

Le grand négligé de cette campagne 2012, c'est l'entrepreneur. Je ne parle pas du dirigeant de grande entreprise qui est, lui, la cible des attaques des candidats tout en étant courtisé discrètement lors de dîners mondains. Je parle de celui qui a créé son emploi ou son entreprise, ou qui envisage sérieusement de le faire.

Dans le discours sur le travail de Nicolas Sarkozy à Lille, le mot "entreprendre" n'est prononcé qu'une fois. Le mot "entreprise" revient 24 fois mais toujours dans le sens de "communauté réunissant des employés". Même à droite, la création d'entreprise est totalement oubliée !

(Lire la suite...)

Flattr this!