Démagogie : la dissolution des groupes d’extrême-droite

La mort tragique de Clément Méric a donné lieu à un torrent de bêtises que rien ne peut sembler arrêter.

Après le stade « Les Antifas sont de tendres agneaux », nous passons au stade « Il faut dissoudre ces groupes ».

Notons que si Marine Le Pen, Jean-Marc Ayrault, Benoist Apparu, Manuel Valls et bien (trop) d'autres sont d'accord pour dissoudre les groupes d'extrême-droite, Jean-François Copé survole le peloton avec une demande de dissolution pour les groupes des deux extrêmes. Un poil mieux, mais seulement un poil.

Comment faut-il leur dire que ce type d'action est contre-productive ? Faut-il que Jean-Yves Camus explique que la dissolution de groupes d'extrême-droite est inutile ? « On ne peut pas faire obstacle à ces reformations »

Faut-il que ce soit Sylvain Crépon qui explique que c'est la meilleure façon de perdre de vue les membres de ces groupes ?

Comment faut-il leur dire que les spécialistes sont très réservés sur l'efficacité de la dissolution des groupes extrêmistes ?

On le voit, nos chers démagogues sont d'accord sur une proposition totalement absurde. Quant à Jean-François Copé, si je note que c'est légèrement mieux, c'est parce qu'il propose d'agir sur les 2 bords. Même si je ne doute pas de son envie de surenchérir dans la demande d'action, au moins, en s'en prenant aux deux extrêmes, il ne risque pas de créer un sentiment de martyr dans les groupes dissous.

Il est vraiment temps que le calme revienne et que cette affaire soit ramenée à une simple bagarre tragique. Hollande a besoin de rideaux de fumée pour cacher la faillite qui menace et son incapacité à agir. Ne lui faisons pas ce cadeau.

[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]

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