Le désarroi, forcément

Il y a des décomptes qu'on voudrait pouvoir s'épargner, ceux du nombre d'attentats ou de victimes des terroristes par exemple. Malheureusement, ce serait s'enfouir la tête dans le sable. Il faut faire face à la réalité, la France est une cible privilégiée. La question est « Que fait-on maintenant ? ». Et c'est là que le malaise s'installe.

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Résignation

J'ai réalisé ce matin que je suis tellement résignée à ne rien attendre de bon de ce gouvernement que je me réjouis d'un abus scandaleux parce qu'il pourrait être pire. C'est comme si je leur étais reconnaissance de me tirer une balle dans la jambe parce que ça aurait pu être dans le ventre. C'est assez violent comme constat.

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Une Saal affaire – 2 (le retour)

En juin dernier, j'avais évoqué La Saal affaire de Valls où je revenais sur les abus commis tant par le Premier ministre que par l'ancienne patronne de l'INA.

Aujourd'hui, la sanction est tombée, Agnès Saal est suspendue deux ans, dont six mois ferme, décision du Président. C'est un comble, on a embêté ce grand homme qui était déjà tellement occupé à préparer sa ré-élection protéger le bon peuple, les conseils de discipline prévus par la loi n'ayant pas réussi à se mettre d'accord.

Il apparait donc que, pour certains, ce détournement de 40 000 euros ne mérite pas plus qu'un petit reproche verbal. Si, sur Twitter, je lis beaucoup de citoyens s'indignant de l'indulgence de la sanction, je n'entends rien de la classe politique. Cela viendra peut-être mais j'ai connu plus grande réactivité.

On retrouve ici la même bienveillance que celle dont jouit Sylvie Andrieux, par exemple.

La sanction infligée à Agnès Saal a l'avantage d'exister, tant d'abus ont été couverts par le passé ! Cependant, en ces temps difficiles où tant de Français souffrent, l'écart entre cette peine et celle risquée par un cadre du privé (plusieurs années de prison et une très forte amende) vient rappeler qu'il existe bel et bien une catégorie privilégiée dans la haute-bourgeoisie d'État.

Ajoutons à cela qu'il y a quelques années, Yann Galut proposait la déchéance de nationalité aux exilés fiscaux et le mal français se fait encore plus visible.

Extrême sévérité d'un côté, indulgence de l'autre, en France, il est plus grave de ne pas tout donner à l'État que de gaspiller l'argent public. C'est très révélateur d'une classe dirigeante déresponsabilisée et avide.

[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]

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Contre la déchéance de nationalité

François Hollande est à court de réponse contre le terrorisme. Il a déjà envoyé des militaires ici et là, sans résultat notable, bombardé la Syrie, fait les gros yeux, prononcé… euh… des tas de… euh… discours qui… euh… n'ont marqué… euh… personne, même pas dans la justice.

Après les terribles attentats de novembre dernier, il fallait agir et protéger sa ré-élection, pardon l'œuvre de sa vie, la COP21. Pour cela, le Président instaura l'état d'urgence, le prolongea et le bon peuple vécut heureux et en paix. Sur le papier.

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Contrôle de la parole

Éric Zemmour condamné pour des propos sur les Musulmans, Christine Boutin condamnée pour des propos sur les homosexuels, Marine Le Pen menacée de poursuites pour des propos sur Daesh, chaque jour, la liste s'allonge.

En janvier, nous étions tous Charlie, paraît-il. Nous étions tous prêts à protéger la liberté d'expression, juré, promis ! Aujourd'hui, ceux qui affichaient le slogan en blanc sur noir se réjouissent des condamnations et poursuites.

Je ne partage ni l'avis de Zemmour, ni celui de Boutin mais je suis navrée de devoir le préciser avant de poursuivre l'écriture de ce billet. Je sais qu'on me demandera de montrer patte blanche avant de donner, éventuellement, du crédit à mes propos. C'est ainsi, aujourd'hui des associations et des citoyens veillent sur les paroles publiques. Ils refusent les opinions qui divergent des leurs.

Autant il est normal d'interdire les appels à la violence, autant il est normal de laisser les ânes braire. Cette censure est d'autant plus dérangeante qu'elle est sélective. Le respect des uns est imposé autant que le mépris des autres. Ni le désaccord, ni la nuance n'ont droit de cité.

Chaque jour, le gouvernement réduit nos libertés. L'état d'urgence a même permis de mettre un bon coup d'accélérateur à ces mesures. C'est le signe d'une panique face à des menaces incontrôlables, le terrorisme, le ras-le-bol des électeurs, la faillite de la France,… La censure citoyenne témoigne de la même inquiétude, le monde change à toute vitesse autour de nous, les frontières s'effacent, notre mode de vie et notre rapport aux autres sont confrontés à d'autres, nos convictions d'éternité immobile s'effondrent.

C'est pourquoi certains tentent de maîtriser la parole, de contrôler les opinions. C'est une démarche aussi vouée à l'échec que malsaine.

Aux propos stupides et indignes, il faut répondre par des arguments ou un silence méprisant. C'est la seule façon de préserver la liberté d'expression, ce bien si précieux dont on fait peu de cas en ce moment.

[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]

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Paris, la COP21 rend les transports plus amusants

Comme si la difficulté de se loger à Paris et le coût de la vie ne suffisaient pas, les plans de circulation loufoques compliquent chaque jour les déplacements des habitants et des visiteurs. Il vaut d'ailleurs mieux être bien valide ou/et aisé si on est pressé.

Dans quelques heures, le cirque de la COP21 débutera et ce sera invivable pour un grand nombre de Franciliens.

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Politique : le jeu des 7 différences

Le bonhomme de l'image du haut a un chapeau alors que celui de l'image du bas est tête nue. Voilà ! C'était la septième et dernière différence ! On a mis du temps à trouver les sept mais c'est fait. Ce jeu d'observation est parfois énervant tant on bute dessus mais on sait que c'est un jeu, que ça n'a aucune importance.

Malheureusement, ce n'est plus un exercice plus ou moins amusant, c'est la réalité politique. Nos élus sont perdus, ils n'ont plus la moindre vision, ils sont déconnectés de la société civile, ils ignorent tout des nouvelles technologies, etc. Résultat, ils proposent n'importe quoi et, d'un parti à l'autre, il est devenu bien difficile de repérer les fameuses valeurs qu'ils prétendent brandir en étendard.

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